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Lou Chenivesse

En remontant sa généalogie, Lou Chenivesse interroge les identités de femmes qui la précèdent. Dans ce film, elle raconte l’histoire de sa grand-mère qui était peintre et voulait être artiste. Le film pose ainsi la question des modèles et des histoires dont nous héritons en tant que femme, de l’idéal bourgeois qui a pensé “la femme au foyer”, qui a traversé toutes les couches de la société en les réduisant à n’être que des épouses et des mères, des appareils reproducteurs. Il pose la question de ces histoires fantômes qui continuent de nous habiter et reste constitutive de nos sociétés. Il pose la question du mythe de la mère douce et aimante, proposant l’image d’une femme qui essaie désespérément d’avoir un troisième enfant, quand son mari prend une amante. Pourtant, elle sait que son sang empoisonne les bébés qu’elle porte, Elle fait fausse couche sur fausse couche, jusqu’au dernier, qu’elle gardera mort dans son ventre pendant un mois. Le film propose ainsi l’image d’une mère ambivalente, prise entre un besoin vital d’enfant pour exister et une pulsion infanticide de dévoration.

Production Le Fresnoy- Studio national des arts contemporains

Exposition Panorama 2025 - Comissariat Chris Dercon

Film, (vidéo numérique), 20 min, 2023 : 

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Mot  de passe : sur demande

 

 

Descendante d’une lignée de femmes maudites, toutes réduites à n’être que des mères, condamnées à perdre leurs enfants et à mourir jeune, Lou réalise un acte magique pour conjurer le sort.

 

Tel Orphée qui descend dans le monde des morts, elle se glisse dans la peau de sa grand-mère, jamais rencontrée, pour performer le drame qui la mène à sa mort. Pour que le spectre ne s’accroche pas à elle, elle lui offre ensuite un corps éternel, un gisant.

les gisantes

Production Le Fresnoy- Studio national des arts contemporains

Exposition Panorama 2025 - Comissariat Chris Dercon

Film, (vidéo numérique), 20 min, 2023 : 

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Descendante d’une lignée de femmes maudites, toutes réduites à n’être que des mères, condamnées à perdre leurs enfants et à mourir jeune, Lou réalise un acte magique pour conjurer le sort.

 

Tel Orphée qui descend dans le monde des morts, elle se glisse dans la peau de sa grand-mère, jamais rencontrée, pour performer le drame qui la mène à sa mort. Pour que le spectre ne s’accroche pas à elle, elle lui offre ensuite un corps éternel, un gisant.

En remontant sa généalogie, Lou Chenivesse interroge les identités de femmes qui la précèdent. Dans ce film, elle raconte l’histoire de sa grand-mère qui était peintre et voulait être artiste. Le film pose ainsi la question des modèles et des histoires dont nous héritons en tant que femme, de l’idéal bourgeois qui a pensé “la femme au foyer”, qui a traversé toutes les couches de la société en les réduisant à n’être que des épouses et des mères, des appareils reproducteurs. Il pose la question de ces histoires fantômes qui continuent de nous habiter et reste constitutive de nos sociétés. Il pose la question du mythe de la mère douce et aimante, proposant l’image d’une femme qui essaie désespérément d’avoir un troisième enfant, quand son mari prend une amante. Pourtant, elle sait que son sang empoisonne les bébés qu’elle porte, Elle fait fausse couche sur fausse couche, jusqu’au dernier, qu’elle gardera mort dans son ventre pendant un mois. Le film propose ainsi l’image d’une mère ambivalente, prise entre un besoin vital d’enfant pour exister et une pulsion infanticide de dévoration.

les gisantes

Production Le Fresnoy- Studio national des arts contemporains

Exposition Panorama 2025 - Comissariat Chris Dercon

Film, (vidéo numérique), 20 min, 2023 : 

https://vimeo.com/showcase/10345030/video/841850818

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Descendante d’une lignée de femmes maudites, toutes réduites à n’être que des mères, condamnées à perdre leurs enfants et à mourir jeune, Lou réalise un acte magique pour conjurer le sort.

 

Tel Orphée qui descend dans le monde des morts, elle se glisse dans la peau de sa grand-mère, jamais rencontrée, pour performer le drame qui la mène à sa mort. Pour que le spectre ne s’accroche pas à elle, elle lui offre ensuite un corps éternel, un gisant.

En remontant sa généalogie, Lou Chenivesse interroge les identités de femmes qui la précèdent. Dans ce film, elle raconte l’histoire de sa grand-mère qui était peintre et voulait être artiste. Le film pose ainsi la question des modèles et des histoires dont nous héritons en tant que femme, de l’idéal bourgeois qui a pensé “la femme au foyer”, qui a traversé toutes les couches de la société en les réduisant à n’être que des épouses et des mères, des appareils reproducteurs. Il pose la question de ces histoires fantômes qui continuent de nous habiter et reste constitutive de nos sociétés. Il pose la question du mythe de la mère douce et aimante, proposant l’image d’une femme qui essaie désespérément d’avoir un troisième enfant, quand son mari prend une amante. Pourtant, elle sait que son sang empoisonne les bébés qu’elle porte, Elle fait fausse couche sur fausse couche, jusqu’au dernier, qu’elle gardera mort dans son ventre pendant un mois. Le film propose ainsi l’image d’une mère ambivalente, prise entre un besoin vital d’enfant pour exister et une pulsion infanticide de dévoration.

les gisantes

LE temps suspendu

Suite à la mort d’une proche, une jeune femme est plongée dans une solitude mélancolique. Des évènements étranges se manifestent. Des fantômes surgissent au travers de fissures comme des fuites d’eau qui glisse le long des murs, pendant qu’une tempête grandit. Passé, présent et futur se superposent, le temps se dissous, se suspend.

 

Le Temps suspendu est une puissante chimère cracheuse d’eau. Lettre de deuil, d’amour et de mélancolie, essai spéculatif gothique, fable écoféministe, ce film constitue la mue d’un projet initial d’installation puis de documentaire de création autour des villages dissolution de soi, de manière littérale (dispersion des cendres, inondations fatales) et figurée (deuil et pensée de la mort, solastalgie).

Déposé comme un voile sur un scénario superbement conçu qui agrège différents niveaux de récit et intensités de réalité hétéroclites qui fluctuent mais ne coulent pas, le travail visuel du film invite à visionner l’image d’une vie sous-marine au-delà de la vie, d’une demi-vie, d’une infra-vie, d’une aqua-vie (prosit !).

 

La disparition de sa grand-mère, le voyage d’adieu qui lui fit suite pendant l’épisode récent des pluies torrentielles hexagonales a initié la bifurcation de son projet vers la poursuite d’une enquête familiale où Lou Chenivesse fait commerce avec les fantômes vivants et morts, où de chaque trépas procède un rituel de passage. La séquence liminale de dispersion des cendres dans un océan enragé (dimension magique du geste performatif) initie la transformation de notre Monde liquéfié, agrégeant deux apocalypses : la mort d’une proche, celle de notre planète telle que nous la connaissons. Lou Chenivesse cite Tarkovski, Maddin, Lynch, partage à juste titre leur désir de coordonner registres d’images et de ton, la maîtrise du passage immédiat d’une émotion à une autre. On pense aussi à une Jeanne Dielman ectoplasmique dont les gestes, les habitudes gravées dans le vivant comme un sillon dans un vinyle se perpétuent à l’infini, machinaux. Lou Chenivesse propose un fantastique discret, qui s’infiltre lentement comme une avarie de plomberie engloutissant le monde.

 

Dans le vieux parc solitaire et glacé, Deux formes ont tout à l’heure passé. Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles, Et l’on entend à peine leurs paroles.

 

Bogdan Chthulu SMITH

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Film, (vidéo numérique), 20 min, 2023 : 

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Descendante d’une lignée de femmes maudites, toutes réduites à n’être que des mères, condamnées à perdre leurs enfants et à mourir jeune, Lou réalise un acte magique pour conjurer le sort.

 

Tel Orphée qui descend dans le monde des morts, elle se glisse dans la peau de sa grand-mère, jamais rencontrée, pour performer le drame qui la mène à sa mort. Pour que le spectre ne s’accroche pas à elle, elle lui offre ensuite un corps éternel, un gisant.

En remontant sa généalogie, Lou Chenivesse interroge les identités de femmes qui la précèdent. Dans ce film, elle raconte l’histoire de sa grand-mère qui était peintre et voulait être artiste. Le film pose ainsi la question des modèles et des histoires dont nous héritons en tant que femme, de l’idéal bourgeois qui a pensé “la femme au foyer”, qui a traversé toutes les couches de la société en les réduisant à n’être que des épouses et des mères, des appareils reproducteurs. Il pose la question de ces histoires fantômes qui continuent de nous habiter et reste constitutive de nos sociétés. Il pose la question du mythe de la mère douce et aimante, proposant l’image d’une femme qui essaie désespérément d’avoir un troisième enfant, quand son mari prend une amante. Pourtant, elle sait que son sang empoisonne les bébés qu’elle porte, Elle fait fausse couche sur fausse couche, jusqu’au dernier, qu’elle gardera mort dans son ventre pendant un mois. Le film propose ainsi l’image d’une mère ambivalente, prise entre un besoin vital d’enfant pour exister et une pulsion infanticide de dévoration.

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