Lou Chenivesse
Installation immersive, (moulages mains et jambes en cire, terre, bruyères, eau, metal, rouet en bois, table en métal et en céramique, tissu, bougies), dimensions variables, 2022
Cette installation s’inspire de l’Arcane sans nom, l’une des cartes du jeu de tarot de Jodorowsky, qui représente la mort et la renaissance, les cycles. La roue du rouet tourne inlassablement, comme si les moires invisibles activaient sa manivelle, filant le fil de la vie avant de le couper. Les mains et jambes de cire qui jaillissent des murs rappellent celles du film surréaliste La Belle et la bête de Cocteau, mais aussi les ex-votos. Le linceul lui, fait échos aux rites mortuaires. Nous pénétrons dans une sorte de temple entre cauchemard et onirisme, imbibé d’une odeur de terre humide et parsemé de reliques, des reliques que Lou Chenivesse crée à l’attention de sa grand-mère décédée..
Production Le Fresnoy- Studio national des arts contemporains
Exposition Panorama 2025 - Comissariat Chris Dercon
Film, (vidéo numérique), 20 min, 2023 :
https://vimeo.com/showcase/10345030/video/841850818
Mot de passe : sur demande
Descendante d’une lignée de femmes maudites, toutes réduites à n’être que des mères, condamnées à perdre leurs enfants et à mourir jeune, Lou réalise un acte magique pour conjurer le sort.
Tel Orphée qui descend dans le monde des morts, elle se glisse dans la peau de sa grand-mère, jamais rencontrée, pour performer le drame qui la mène à sa mort. Pour que le spectre ne s’accroche pas à elle, elle lui offre ensuite un corps éternel, un gisant.
En remontant sa généalogie, Lou Chenivesse interroge les identités de femmes qui la précèdent. Dans ce film, elle raconte l’histoire de sa grand-mère qui était peintre et voulait être artiste. Le film pose ainsi la question des modèles et des histoires dont nous héritons en tant que femme, de l’idéal bourgeois qui a pensé “la femme au foyer”, qui a traversé toutes les couches de la société en les réduisant à n’être que des épouses et des mères, des appareils reproducteurs. Il pose la question de ces histoires fantômes qui continuent de nous habiter et reste constitutive de nos sociétés. Il pose la question du mythe de la mère douce et aimante, proposant l’image d’une femme qui essaie désespérément d’avoir un troisième enfant, quand son mari prend une amante. Pourtant, elle sait que son sang empoisonne les bébés qu’elle porte, Elle fait fausse couche sur fausse couche, jusqu’au dernier, qu’elle gardera mort dans son ventre pendant un mois. Le film propose ainsi l’image d’une mère ambivalente, prise entre un besoin vital d’enfant pour exister et une pulsion infanticide de dévoration.
Installation immersive, (moulages mains et jambes en cire, terre, bruyères, eau, metal, rouet en bois, table en métal et en céramique, tissu, bougies), dimensions variables, 2022
Cette installation s’inspire de l’Arcane sans nom, l’une des cartes du jeu de tarot de Jodorowsky, qui représente la mort et la renaissance, les cycles. La roue du rouet tourne inlassablement, comme si les moires invisibles activaient sa manivelle, filant le fil de la vie avant de le couper. Les mains et jambes de cire qui jaillissent des murs rappellent celles du film surréaliste La Belle et la bête de Cocteau, mais aussi les ex-votos. Le linceul lui, fait échos aux rites mortuaires. Nous pénétrons dans une sorte de temple entre cauchemard et onirisme, imbibé d’une odeur de terre humide et parsemé de reliques, des reliques que Lou Chenivesse crée à l’attention de sa grand-mère décédée..
l'arcane sans nom
l'arcane sans nom
le temps suspendu

l'arcane sans nom
Installation immersive, (moulages mains et jambes en cire, terre, bruyères, eau, metal, rouet en bois, table en métal et en céramique, tissu, bougies), dimensions variables, 2022
Cette installation s’inspire de l’Arcane sans nom, l’une des cartes du jeu de tarot de Jodorowsky, qui représente la mort et la renaissance, les cycles. La roue du rouet tourne inlassablement, comme si les moires invisibles activaient sa manivelle, filant le fil de la vie avant de le couper. Les mains et jambes de cire qui jaillissent des murs rappellent celles du film surréaliste La Belle et la bête de Cocteau, mais aussi les ex-votos. Le linceul lui, fait échos aux rites mortuaires. Nous pénétrons dans une sorte de temple entre cauchemard et onirisme, imbibé d’une odeur de terre humide et parsemé de reliques, des reliques que Lou Chenivesse crée à l’attention de sa grand-mère décédée.







